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Les inédits de Jean Van Noten, peintre et dessinateur de timbres-poste. (1903 - 1982) Ancien élève de l'Académie de Saint-Josse-Ten-Noode, puis des Beaux-Arts de Bruxelles, Van Noten expose pour la première fois en 1929. Travailleur infatigable, il n'est pas seulement peintre et dessinateur, mais aussi créateur de vitraux, de tapisseries, d'affiches, de billets de banque et de timbres. De 1934 à 1961, il occupe le poste de conseiller artistique auprès du ministère des Affaires Economiques et, à ce titre, organise des expositions internationales et voyage fréquemment en Europe, aux Amériques et en Afrique. Il illustre de nombreux livres de l'ethnologue Frans Olbrechts (cf supra), dont il est ami très proche, y compris Plastiek van Kongo (1946). De nombreux articles lui sont consacrés dans la presse et lui-même a écrit maintes études sur les Beaux-Arts et les Arts appliqués.
01 décembre 1954 cob 955/60 - Série antituberculeux. "2ème épisode" Ces dessins de Jean Van Noten étaient destinés à la série Antituberculeux dite "Anto Carte" Sortie le 1er décembre 1954, elle comprenait 6 valeurs dont les quatre premières représentaient une tête d'enfant (cob n°955/58) et dont les deux dernières (cob n°959/960) devaient être un 2frs +75c rouge, représentant l'œuvre d’Anto Carte « L’aveugle et le paralytique » 4frs + 1fr bleu. Dans l’édition définitive le dessin de Laermans a été remplacé par celui d’Anto Carte à la valeur de 2frs + 75c en bleu. (Images en noir et blanc) Difficile de donner les renseignements permettant de justifier les raisons de ce changement. Le choix de Jean Van Noten : Laermans plus Anto Carte, paraît avoir été judicieux. En effet, les deux œuvres sont sœurs par leur sujet, par le style, la facture, et l’on peut regretter ici l’éviction du Laermans. A noter que Jean Van Noten avait remis également deux projets pour la tête d’enfant. L’un était son dessin (c’est lui qui fut choisi), tandis que l’autre était dessiné d’après une œuvre de Van de Woesteyne. Photos couleurs "Cob 955/960. A suivre. Gérard HUBERT. ________________________________________________________________________
Philatélie de la jeunesse. Les débuts d’une collection … Qu’est-ce qui nous pousse donc à aimer ces petits bouts de papier que l’on appelle timbre ? Comment cela se fait-il que ce petit bout de quelques centimètres carrés arrive à nous promener dans l’espace ou à nous précipiter dans le domaine artistique, technique, floral, animal, héraldique, historique… ? Ce ne sont là que des pistes que l’on doit investir avant toutes sortes d’informations, car les données récoltées peuvent s’avérer plus que caractéristiques et éclairantes vis-à-vis du thème qui nous entretiendra dans cette passion. Afin de comprendre l’art de collectionner des timbres, il est nécessaire de faire référence à deux questions primordiales pour la réalisation de ce hobby : Pourquoi collectionner des timbres. Il n’y a pas de véritable logique de collectionner les timbres, ni quelque chose d’autre d’ailleurs ! Le point de départ de cet usage se pers et remonte sans doute à la nuit des temps, à la préhistoire elle-même. Au début ce ne fut qu’un besoin, une nécessité. La survie et la possession ont sans nul doute poussé les humanoïdes à collecter, à garder et à amonceler tout ce qui leur attribuait une suprématie vis-à-vis de ses congénères. Ce sont dans doute : des armes, des cailloux, des pierres colorées…. De la nourriture qui furent les premières bases d’une collection. Ils accumulaient ! Depuis ces temps anciens, la démonstration de la puissance physique et l’esprit de survie en sont quasi assurés. A l’heure actuelle, on ne parlera plus que du savoir et de’ l’être. Ce sont les seuls soucis de la personne en ce moment même si l’on sait que l’esprit a ses limites. L’instruction et l’intelligence sont les paramètres pour obtenir la puissance à laquelle nous ajouterons l’argent. Grandir en amassant des connaissances : Voilà l’objectif dissimulé des collectionneurs de timbres. Accumuler des timbres, connaître sa destinée, sa vocation postale, s’intéresser à sa mémoire….quelques arguments, parmi tant d’autres, qu’il sera bon de rechercher. Mais toute question doit trouver une réponse afin de bâtir quelque chose. La collection, quelle qu’elle soit, doit être une composition, un monument avec une valeur toujours grandissante. Elle doit s’élever, monter en puissance, même pour le solitaire. Cette composition, aussi modeste qu’elle soit, sera son œuvre. Elle sera le fruit de son travail de fourmi, qui lui donnera plaisir à partager, à dévoiler, à entretenir. Un timbre : c’est quoi, en somme ? N’est-ce qu’un bout de papier émis par une Administration Postale pour atterrir dans les albums ? Effectivement, c’est un objectif important pour la Poste qui s’en donne à cœur joie pour nous en procurer ! Non, il n’a pas été créé pour cela : c’est une facture pour service rendu : la livraison des dépêches (Il entre dans la déduction fiscale pour les entreprises.) Cette lettre, avec toutes ses diversifications, est une des plus belles activités de la pensée humaine : révéler pour se connaître, se faire connaître et partager ses savoirs, ses bonheurs et ses découvertes ! A travers le timbre, il est possible de revivre l’histoire, de la connaître, de la comprendre. Un philatéliste s’interroge sur tout ce qui tourne autour du timbre et de son transport. Le timbre a engendré deux personnages : le collectionneur et le philatéliste. En chirurgie, nous parlerions de généraliste et de spécialiste. Le philatéliste est une généraliste spécialisé. Il se concentre sur une période, bien souvent une période très obtuse, se rapportant à la philatélie postale et humaine. Notre histoire de l’humanité est une succession de périodes politiques, parfois très instables et mouvementées. Elles furent tellement prolifiques en incidents qu’elles se prêtent à merveille à la sagacité de plusieurs d’entre-nous L’histoire postale commence bien avant l’invention du timbre et son apparition en 1849 pour la Belgique. Dès on apparition, les souverains se sont très vite aperçus que ce petit carré pouvait servi comme reflet de leur image ou comme publicité de leur message. Leur royale effigie, pour certains, avait l’immense avantage de pouvoir rester éternellement jeune. Mais très vite, les administrations postales ont su se servir des timbres pour porter à travers le monde les monuments, les places, les immeubles, les réalisations scientifiques, les héros, les exploits athlétiques, la faune, la flore, ….. etc., tout ce qui suit faisait la fierté de la nation ou d’une région. Aujourd’hui, de nombreux autres moyens de communications ou transporteurs de messages sont utilisés : téléphone, radio, télévision et maintenant internet. Notre courrier postal est de plus en plus réservé à l’envoi de factures, d’ordre à payer,… et combien d’autres bonnes ou mauvaises missives. Le message ne passe plus par la voie postale et ce de fait le timbre perd de plus en plus sa raison d’exister. Les usines, les entreprises, les institutions affranchissent leur courrier par machines. Arrive-t-on à la fin de l’histoire réelle du bon vieux timbre. Est-il fini, enterré ? Doit-on se résoudre à la seule évidence qu’il ne reste plus du timbre que le côté commercial pour les timbres actuels ? Pourtant l’histoire du timbre’ reste encore bien vivante chez les philatélistes et c’est un vrai plaisir que de les entendre en parler. Chez eux, collectionner des timbres, c’est remettre à vue et en vue cette aventure humaine, c’est se rappeler, ressusciter ses bonheurs et ses mésaventures. Que collectionner et comment collectionner ? Maintenant que votre décision est prise, vous voulez faire une collection. Mais vous êtes toujours hésitant ! Vais-je prendre un type de timbres, une thématique, une période historique, me centrer sur un événement. Toujours empêtré dans ce choix cornélien, devant cette question obligatoire, il fait que je vous annonce qu’il n’y a pas de loi pour vous guider dans cette voie, ce chois important. Personne ne peut vous orienter. Votre choix doit être guidé par votre plaisir. Je ne vous donnerai qu’un conseil de départ : Soyez certain de votre orientation et cela surtout pour vous éviter de papillonner à droite et à gauche, sans but très précis. Agissant, à l’aveuglette, vous courrez le risque de vous ennuyer très vite et votre envie de collectionner sera très vite atténuée. Un type de collection que je ne vous conseillerais pas c’est celle des timbres annuels, un genre de collection générale. A dire vrai, avec de l’argent en une semaine vous pouvez avoir terminé celle-ci. Le stock existe auprès des marchands. Malheureusement votre plaisir sera très vite arrivé au terme de vos recherches. Oui, c’est une belle collection, mais elle n’est pas source de recherches, de questionnements, de remises en cause. Des idées de collections existent. Ce n’est pas difficile de penser à vos passions, à vos envies intellectuelles… votre métier n’est-il pas porteur d’idées,… vos cours ne peuvent-ils pas être le sésame, le déclic, la clé qui ouvrira la porte à une nouvelle collection. Pourquoi ne pas penser à ce petit bout d’histoire qui vous interpelle et que vous voudriez connaître un peu plus en profondeur ? En bref, soyez curieux du passé, présent dans les timbres et la correspondance. Et pour finir, n’hésitez pas à contacter les associations philatéliques qui gravitent autour de chez vous. Les membres de ces cercles ont eu comme vous, il y a très peu de temps, ou même il y a quelques décennies, cette envie de devenir des philatélistes. Embêtez-les avec vos interrogations, avec vos soucis de recherches, avec vos questions, ils n’en seront que plus fiers que de voir qu’ils n’ont pas œuvrer pour rien. L’amitié existe vraiment en philatélie. Alphonse MEURISSE Membre correspondant de l’Académie Philatélique de Belgique Nuts Phil 02/2010
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